Je ne peux m'empêcher de voir les seins d'une femme que comme une promesse de douceur même si cette promesse par les femmes n'est pas toujours tenue le ravissement obtenue n'en est pas moins grand et plutôt que de cantonner la femme à cet animal dont on s'interrogerait sur sa sexualité en se demandant si elle est plus clitoris que vaginale, je m'interrogerais sur si elle est plus seins que sexe.
Et ce serait plus maternelle que sexuelle, mais surtout plus douceur et sensualité que putain (dans le sens ancien que lui donne Le Larousse: qui cherche à séduire tout le monde) et sexualité. "Couvrez ce sein, que je ne saurais voir". Je n'ai pas l'hypocrisie d'un Tartuffe et il ne réveille pas en moi de coupables pensées sinon une infinie tendresse pour la femme.
Armelle s'est faite opérée des seins, déjà jeune ils lui pesaient au sens propre comme au sens figuré, je crois pouvoir dire qu'Armelle est plus sexe que seins, et que sa décision répondait à une nécessité qui n'était pas que physique et que se libérer ou se soulager un peu du poids de ses seins trop lourds à porter était plutôt que de s'en prendre à sa sexualité (trop souvent symbolisé par les seins) la libérer.
Oui, trop souvent ou trop longtemps considérés comme un outrage à la pudeur les seins qui ne sont que rondeurs et douceurs en sont au contraire la réclame plus qu'ils ne sont ceux d'une sexualité débridée. Il ne m'est ainsi pas impossible d'imaginer qu'une Armelle qui aurait eu plus de seins aurait été une Armelle plus douce.
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