jeudi 16 juillet 2026

Le gouvernement des hommes


Ni ma naissance ni mes parents ne m'ont donnés un parti comme je pense que beaucoup l'ont déjà qui n'ont aucune difficulté a choisir entre la gauche et la droite. Aussi je dis que je voterais pour un homme plus que pour un parti et je crois que c'est ce que j'ai fait avant de ne plus voter, qu'on en conclue par là ce que je veux qu'on en conclue.

Souvent aussi je me suis demandé si j'assistais plus à un débat de personne qu'à un débat d'idées et j'ai souvenir de cette conversation surprenante dans la voiture qui nous amenait l'équipe de National 4 d'échecs sur les lieux de la rencontre et c'était en pleine période électorale, d'avoir entendu quelques uns dirent qu'il n'y avait pas de différences dans les programmes proposés par la gauche comme par la droite.

Malgré tout il me semblait qu'ils n'auraient aucun doute à l'heure de voter, je dis doute mais je pourrais dire scrupules car qui fait preuve de démagogie ne fait pas preuve de convictions et quelqu'un qui ne fait pas preuve de convictions n'est rien d'autre qu'un opportuniste ou un affairiste. L'idéaliste serait-il celui qui pense que d'un côté il y a les affaires et de l'autre la politique?

J'entends encore ma grand-mère s'indigner quand la justice s'en prit à Balkany maire de Levallois parce que c'était, à l'entendre parler, tout l'échafaudage politique qui était menacé de tomber, or il faut avouer que les politiques ne font plus depuis autorité ou s'ils eurent jamais une aura comme on a une couronne sur la tête il n'y a plus beaucoup de têtes couronnées qui nous gouvernent mais des têtes dont la couronne a chue.

Cela crée une ambiance délétère qui met la vie, la santé en danger, donne comme définition de délétère le Robert (dictionnaire), et il n'est pas loin de donner aussi la réalité sociale et politique d'un pays qui a perdu foi en ses représentants. Qu'il n'y ait plus de croyances on pourrait s'en féliciter si ce n'était le retour à des temps plus indécis pour ne pas dire troublés ou sujet à des troubles.

Mais l'indécision qui est la mienne je ne la voudrais à personne car c'est mal voir quand seul bien voir ne nous fait pas hésiter à marcher et où que nous allions allons d'un pied ferme et décidé, ce qui je dois l'avouer n'a jamais été le mien de pied ni de marche. C'est que je ne suis pas homme à vivre sans croyances en quoi je suis encore homme de mon temps qui ne pouvant pas ne pas croire néanmoins n'arrive plus à croire en rien.

Cet homme salue cependant des temps nouveaux ou toute croyance sera abolie, aussi ni couronne (d'argent, d'or ou d'épines) ni aura ne seront plus exigés et tout cela n'étant qu'apparat et n'ayant plus tout cet apparat à leur disposition le gouvernement cessera d'être celui des dieux ou des demi dieux ou des rois sur la plèbe pour être celui des hommes sur les hommes qui accepterons alors que rien de plus qu'eux les gouverne.

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