Je voudrais creuser cette distinction que je fais entre l'être et le vivant car je crois tenir là quelque chose, je n'ose dire un concept, puisque ces derniers sont l'apanage des éminents philosophes, qui peut m'amener à mieux comprendre le monde pour ne pas dire l'humanité car le monde où l'humanité qui s'emploierait à faire que l'on vive mieux ne pourrait comprendre que l'être lui résiste car il n'y aurait pour elle que le vivant.
Je fais tout pour le vivant, cet ingrat, et voilà comment il me le rend. Mais as tu humanité bien pensante pensé à l'être et à son bon développement aussi qu'à son bon rapport. Ton égalité ne vaut que pour les vivants, tous les vivants sont égaux pour ne pas dire semblables, mais les êtres sont fondamentalement différents et demandent a être traités comme tels, comme des êtres différents les uns des autres.
A quoi bon leur donner un nom et un prénom si c'est pour après les confondre et traiter par le nombre et apprendre à penser par le nombre et à penser le nombre plutôt qu'à penser par eux-mêmes et surtout à penser l'être dans sa radicale existence comme autre et sienne et indépendante or n'est-ce pas celle-ci qui est menacée et parce que menacée menaçante: l'échauffement du moi c'est, passez moi l'expression, qu'on veut le refroidir.
Mais je pensais surtout à l'être dans son rapport à l'être qui se détériorerait tandis que tout serait fait pour que le vivant vive de mieux en mieux et combien les appels au vivre ensemble resteraient vains et j'ose dire que c'est parce qu'on lui voudrait un traitement égalitaire alors que si ce mode de traitement correspondrait aux vivants il passerait complètement à côté de l'être, voire l'affecterait défavorablement.
Et c'est que l'être demanderait a être traité en tant qu'être et non pas en tant que vivant; aussi que ce rapport que l'on voudrait obliger et égalitaire entre les êtres ne tiendrait pas compte de la distinction fondamentale de l'être, voulant la gommer au nom du vivant, et c'est ne pas respecter l'être; aussi son sentiment grandissant d'insécurité.
Tout ce qu'on peut mettre entre un être et un être ce n'est pas pour le rapprocher mais pour le séparer, pour qu'il ne soit pas amené à se battre comme il est amené à se battre par un involontaire et égalitaire rapprochement. On le sait pourtant: il n'y a que l'amour qui peut les rapprocher et l'amour ça ne se commande pas, aussi ça ne dure pas toujours. On ne peut bafouer ainsi la nature, la nature de l'être.
Même si on s'appelle la société et au nom de la société décréter ce que doivent être les rapports entre les êtres pour autant qu'on les dit libres. Mais la connaissance de l'être par l'être fait mieux parce qu'elle commence par la connaissance des différences, de ce qui les sépare et qu'ils doivent respecter pour respecter l'être sans quoi ils peuvent craindre pour leur propre être.
Cette connaissance comme reconnaissance est naturel à l'être et pour autant il faut la lui laisser faire, que l'Etat ou la Société se dispense de la faire à leur place, au nom d'idéologies égalitaires ou pas mais du moment, sous risque de fausser la relation et de la rendre plus dangereuse encore, parce que moins naturelle et moins personnelle, d'être à être, parce qu'il n'y a que des êtres, des êtres vivants.
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