Il n'y a plus de couple mais qu'un moustique et plus qu'un point vif de la chair qui est l'endroit où le moustique a piqué. Au dessus du couple toujours plane la menace du moustique assoiffé de sang. Fils du hasard ou de la nécessité. Ruse de la nature. Comme l'amour. Mais l'harcèlement sexuel aurait cédé la place au harcèlement du moustique.
Le début des chaleurs ou la montée des chaleurs avait également provoqué le réveil animal et sexuel et sanguinaire. Qui ignore que ce serait les femelles qui piquent et parce qu'elles ont besoin de prendre des forces pour engendrer. C'est ce qu'il croyait se rappeler sur les moustiques. Et combien ils pouvaient déranger les ébats amoureux, solliciter à leur tour la chair.
Lui il était piqué de philosophie et tout était alors matière pour lui a philosopher ou à tourner la philosophie en dérision l'appliquant non seulement à la vie (amoureuse) des hommes mais aussi des insectes et faisant que la plus petite incidence sur cette vie puisse être plus déterminante que celle qui occupe tous les esprits et en eux une place majeure.
Rien à voir avec cet article de Walter Benjamin Destin et caractère qu'il n'avait pas fini de lire ou cet autre qu'il avait déjà lu: Critique de la violence, ni avec les propos d'Alain que d'une certaine façon les courts exposés de Benjamin lui rappelaient. Non ils se prenaient trop au sérieux, la philosophie se prenait trop au sérieux.
L'esprit s'amuse. Sans doute qu'en le disant il pensait à la croisière s'amuse. Une série ancienne à la télé dont il n'aurait retenu que le titre et qui sait si seul le titre méritait d'être retenu. Jean Michel, un bon joueur d'échecs de sa connaissance et de son âge, voire un peu plus, aimait et partait souvent en croisière. Y trouvait t-il le même divertissement que dans un problème d'échecs, une fruition de l'esprit.
Dans le domaine intellectuel ou mystique. Action de jouir. Il avait aimé cette définition de fruition. Kierkegaard ce philosophe danois dont on prenait les écrits très au sérieux, écrits que lui trouvait très jouissifs, n'était-il pas cet autre jouisseur qui avait renoncé à la femme pour se consacrer entièrement à la philosophie et en jouir pleinement.
Kierkegaard non plus n'aurait pas aimé être dérangé par un moustique à cinq heures du matin et qui sait si comme lui il n'en aurait pas tiré prétexte pour philosopher un peu aussi que pour s'amuser de l'idée de couple et comparer ou faire rivaliser la puissance de l'amour avec celle du moustique, s'en prendre un peu au sacré ou jouir de toute chose qui pourrait bien tourmenter son esprit jouisseur.
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