S'ils savaient toutes les fois que je pense à eux, mais ils ne le savent pas, je dis s'ils savaient ils penseraient peut-être un peu à moi, mais voilà, ils ne savent pas.
Ce n'est pas que quand je pense à eux je pense bien à eux, soit, je pense bien à eux dans le sens où je ne pense à personne d'autre qu'à eux, mais ça ne veut pas dire en bien, ça ne veut pas dire en mal non plus, parce qu'il y a qui croit que quand c'est pas en bien c'est en mal que l'on pense.
D'ailleurs ce n'est pas penser que de penser en bien ou en mal, c'est juger. Moi je ne juge pas, je pense. Et c'est vrai que ça me contrarie à moi de penser à eux comme si c'étaient à ceux qui me contrarient à moi, car pourquoi j'y penserais à eux si c'est pour me contrarier à moi?
Je pense à eux point barre. Et ce n'est pas comme quand quelqu'un vous dit qu'il pense au bon dieu, non plus qu'au diable qui serait comme l'envers du bon dieu, mais à eux qui ne sont ni le bon dieu ni le diable, ni d'ailleurs comme un entre deux.
Je les ai comme coincés dans ma pensée et sans doute j'aimerais qu'ils en sortent par la même porte d'entrée qui deviendrait ainsi la porte de sortie, mais y a rien à y faire, j'ai beau y penser, c'est comme s'ils s'y enfonçaient davantage encore dans ma pensée.
Un jour je crus avoir trouvé la solution, la porte de ma pensée s'était effectivement ouverte, et je crus qu'ils allaient en profiter pour s'échapper quand ce sont d'autres qui en s'y engouffrant me donnèrent pour un temps le change.
Dire qu'il y en a qui font tout pour meubler leur pensée, pour l'occuper à penser, pensant qu'il n'y a pas de pensée qui ne pense à rien et que rien est déjà quelque chose, quand moi je ne peux même pas penser à rien tant qu'ils sont toujours là à l'occuper pour rien et à la place de rien.
J'aimerais bien un jour me réveiller tout seul, qu'à mon réveil ils ne soient plus là à se jeter dans ma pensée comme matière à penser qu'ils sont pour elle qui a besoin de broyer de la matière comme il y en a qui ont besoin de broyer du noir pour exister.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire