dimanche 2 juin 2024

La nature humaine


Être bon, je me disais, peut répondre à une stratégie comme être mauvais, une stratégie de vie, voire même de survie, et qu'on aurait choisi plus ou moins consciemment pour ne pas dire inconsciemment une bonne fois pour toute, car il est rare que l'on change dit-on, et c'est parce qu'on change pas ce qui marche ou ce qui gagne, comme on dit aussi; et c'est avec elle cette stratégie qu'on a appris à marcher ou à gagner; quand on perd on devrait alors en changer mais on a plutôt tendance à la renforcer cette stratégie comme ceux qui ont adopté la stratégie de la répression penseraient que si ça marche pas c'est qu'y a pas assez de répression ( Tolérance zéro le film ou dans les quartiers déshérités, plan zéro délinquance aux JO 2O24). La question c'est pas ici de leur donner tort ou de leur donner raison, mais de se dire que ce que l'on prend trop pour notre nature propre, on serait bon ou on serait méchant, répondrait plutôt à une stratégie qu'on s'est donnée dès le départ et qui nous réussi plus ou moins bien mais que pas pour autant on est dans la capacité de changer, alors dire qu'on s'adapte aux circonstances quand c'est toujours pareil qu'on y répond aux circonstances, parce que c'est comme ça qu'on a appris à y répondre: en étant gentil ou en étant méchant, de quelques degrés on peut monter ou descendre question de tempérament ou de température ambiante, variations qui ne sont pas des variations de nature. Tout ça n'est pas sans nous faire penser à ces deux policiers lors d'un interrogatoire dont l'un jouerait le rôle du méchant et l'autre du gentil, tous les deux dans le même but celui d'obtenir des aveux et pas n'importe quels aveux mais ceux qu'ils veulent obtenir. Maintenant les opportunistes seraient ceux qui a eux tout seul seraient capables de jouer à la fois le rôle du gentil et du méchant, qui auraient compris que d'être gentil ou d'être méchant c'est juste une stratégie, qu'on est ni gentil ni méchant ou qu'on peut être les deux à la fois, que c'est tout autant dans notre nature d'être l'un ou l'autre. Ce sont en fait ces grands hypocrites de grands connaisseurs de la nature humaine qui ne s'étonneraient pas eux qu'un gentil garçon du jour au lendemain devienne un méchant terroriste tandis que tout le monde aurait pensé que c'était pas dans sa nature. C'était une stratégie. C'est une stratégie. Et s'il y en a de plus en plus qui choisiraient d'être méchant on peut se demander si ça marcherait de moins en moins d'être gentil, et que ça se saurait de plus en plus que ça marche pas d'être gentil, parce que même si ça aurait toujours été vrai ça se serait jamais su ou penser autant qu'aujourd'hui que ça marche pas d'être gentil, que d'être gentil c'est comme d'être honnête c'est jamais récompensé. Et quand on met des récompenses pour faire telle ou telle chose "bien" c'est déjà un peu reconnaître que c'est pas naturellement qu'on les ferait, que c'est pas forcément dans notre nature, ceux pour qui ce serait dans leur nature n'aurait pas besoin de récompenses. Maintenant la nature humaine elle est peut-être façonnée par l'histoire humaine et si l'histoire humaine elle est pas belle on peut pas s'attendre à ce que la nature humaine elle soit belle. Y faut voir aussi quelle stratégie on l'a amené à prendre pour vivre, voire pour survivre, à l'humanité. J'ai un frère il a tout de suite choisi d'être méchant. On l'a tout de suite trouvé plus intelligent que moi qui est choisi d'être gentil. C'est que sa stratégie à lui doit être meilleure que la mienne.

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