Vous ne voulez plus avoir affaire à l’humain vous allez avoir affaire à la société, voilà ce que devrait se dire tout humain. Et ce n’est pas que la société soit méchante mais que la société c’est la société et pas l’humain, qu’il ne faut pas tout confondre qui est ce que font tous ceux qui en faisant dans le social croient faire dans l’humain. Mais à la hauteur de l’humain il n’y a que l’humain. La société est au dessus ou au dessous mais jamais à hauteur de l’humain. Et comment pourrait-elle l’être : la société c’est la société et l’humain c’est l’humain. L’être de la société c’est l’être social qui pour être social a perdu de son humanité. Certes il est fait pour la société ou la société la fait à sa mesure, mais en chemin il a perdu la mesure de l’humain. Il traitera alors l’humain comme il a été traité : c’est-à-dire non pas en être humain mais en être social qui est toute la différence mais qui n’en est pas une pour lui, ou sinon celle ou va sa préférence. La société préfère l’être social à l’être humain. L’humain serait alors comme une race en voie de disparition. Partout où l’humain déserte la société prend sa place et la déshumanisation n’est qu’une désertification : il n’y aura bientôt plus d’humains, c’est-à-dire plus d’humanité, mais plus que jamais une société qui sera alors une société déshumanisée.
Et quand ne voulez vous plus avoir affaire à l’humain ? Vous ne voulez plus avoir affaire à l’humain quand vous envoyez vos enfants à l’internat. Et ne vous mentez pas à vous-même, ou à cette petite part d’humain qui resterait en vous d’inconsolable, en vous disant qu’ils y seront mieux : ils vont avoir affaire à la société et vous en aurez des retombées qui sont des retombées humaines, parce que la société ne traite pas l’humain, parce que l’humain à l’humain est irremplaçable, un jour ils vous manqueront comme vous leur avez manqués. Vous ne voulez pas avoir affaire à l’humain quand vous envoyez vos vieux en maison de retraite qui un jour aussi viendront à vous manquez sans compter ce jour où viendra votre tour et que vos enfants feront avec vous comme vous avez fait avec vos vieux, car est à craindre ce jour où l’humain ne voudra plus avoir affaire à l’humain, ce jour où vous allez avoir affaire à la société qui aura pris la place de l’humain.
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