D avait déjà bien bu quand t’y me dit : tu sais
pourquoi j’ai fait du cinéma ? Parce que tu connaissais du monde dans le
cinéma que j’ui répondis. C’est encore plus simple que ça qui me dit. Je
pensais bien à quelque chose alors mais j’osais pas le dire. C’est ça, dis le,
qui me dit. Parce que t’étais beau et con que je finis par dire. Y t’en a fallu
du temps pour comprendre. C’est que c’est pas ce que dit la critique que je dis
encore. La critique, la culture cinématographique ou autre, tous des cons qui s’entendent
pour dire des conneries, qui me dit. Mais les plus cons c’est encore ceux qui
gobent tout ce qu’on leur dit que je dis. C’est là qui pinça le cul à elle… vieux
con qu’elle allait lui dire quand elle reconnut D. Un D qui avait bu n’était
plus imbus de lui-même, alors, qui que tu vois?, qui lui dit. Mais c’est D
qu’elle, le cul, lui répondit. C’est bien ça qui dit D en se retournant vers
moi : y voit que ce qu’on leur fait voir. Puis lui D à elle, au cul, tu
m’avais bien vu pourtant quand j’t’ai pincé le cul et y lui repinça le cul et à
nouveau elle allait lui dire vieux con quand elle se reprit, Oh ! D
qu’elle lui dit. D lui repinça encore le cul. Vieux con qu’elle lui dit enfin.
Y t’en a fallu du temps pour comprendre qui lui dit alors D à elle, au cul.
C’est que pour D, ça aussi il faut le dire, on est tous des cons sauf lui, sauf
qu’un D qui a bu n’est plus imbus, comme dit précédemment. Y a beaucoup de gens
comme ça qui méritent à être connu quand ils ont bus. On sait enfin qui ils
sont. Mieux encore. Ils savent enfin qui ils sont. D savait enfin qu’il n’était
plus qu’un vieux con. Qu’est que tu fais toi dans la vie?, qui me dit D qui
s’intéressait subitement aux gens, à moi, à l’inconnu qui buvait un verre avec
lui. Tu vois bien que je bois, que j’ui dis. Et encore qui me dit. Comme je
disais toujours rien y me dit : quand tu bois pas qu’est-ce que tu
fais ? Je t’emmerdes, que j’ui répondis. Mais il insista comme quelqu’un
qui a trop bu. Je lis, que j’ui dit enfin. Tu lis quoi ? Les philosophes
que j’ui dit. C’est bien ça qui me dit. C’est bien ça quoi ?, que j’ui dis.
Les cons finissent toujours par philosopher, qui me dit alors et je crois bien
qu’il avait pas tort. C’est, pardon s’y je me répète, que quand on a bu on
s’répète mais que quand on a bu on n’est plus imbus. Ça parait con à dire mais
c’est véridique. T’as levé les yeux au ciel qui dit quand tout le monde regarde
ses pieds. C’est pour pas marcher dans leur merde qui regardent leurs pieds,
que j’ui dis. T’as bien la tête de quelqu’un qu’à toujours marcher dans la
merde des autres qui me dit alors et encore une fois il fallait reconnaître
qu’il n’avait pas tort. Tu sais ce que ça permet de faire?, qui me dit. Quoi?, que
j’ui dis, car j’avais toujours pas bien compris. De lever les yeux au ciel qui
me dit. Non, que j’ui répondis. De faire du saute-mouton. Puis à elle, le cul,
et à moi, l’autre trou du cul, D demanda de nous pencher en avant et pas
d’inquiétude il avait passé l’âge d’enculer les cons. D voulait juste faire un
peu de saute-mouton. D comme tous les vieux cons était juste retombé en
enfance. D leva alors les yeux vers le ciel tandis qu'ont regardaient nos pieds, et hop, et hop ...
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