Il y a un film dont le titre doit être dans toutes les
mémoires, mais que j’ai oublié. Il me semble malgré tout avoir quelque chose
d’important à dire et qui n’est pas le titre. Dans ce film, parmi l’équipage
d’un sous-marin nucléaire, certains avaient été désignés d’office pour réparer
une avarie. Ils allaient être soumis à une forte charge radioactive. Cependant,
tout était fait pour qu’ils la supportent le plus longtemps possible. Dans les
mesures prises venait en premier lieu le temps qu’ils devaient passer à réparer
la dite avarie, qui était le temps où ils étaient en contact avec la source
radioactive et qu’ils ne devaient surtout pas dépasser. Ils reviendraient
ensuite, car il fallait à tout prix réparer sinon c’est tout l’équipage qui
allait y passer. Ils reviendraient ensuite, mais pas tout de suite. C’était le
tour d’un autre, puis d’un autre, puis d’un autre encore. Ils se relayaient.
Peut-on maintenant parler de charge virale comme on
parle de charge radioactive ? Voilà la question qu’on est en droit de se
poser. Parce que si c’est le cas tout le personnel hospitalier doit être
utilisé comme l’a été l’équipage du sous-marin : c’est-à-dire que ce n’est
pas toujours les mêmes qu’on doit envoyer auprès d’un malade infecté par le
Coronavirus, et peut être ne doit-il pas y rester plus qu’un certain temps,
avant qu’un autre ne prenne le relais. En un mot, c’est tout le service qui
doit être réorganisé en fonction de l’urgence à traiter et de sa gravité. A
l’heure actuelle rien ne nous empêche effectivement de penser que ce ne soit
seulement au-dessus d’une certaine charge virale que l’on détecte le virus et
parle de personne atteinte du Coronavirus, et qu’ensuite celui qui en meurt ne
soit peut-être pas le plus faible mais le plus exposé, c’est-à-dire atteint
par une charge virale à laquelle aucun organisme humain ne pourrait résister.
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