dimanche 16 août 2026

Tu es ton corps


Il n'y a pas toi et ton corps, tu es ton corps! Qu'on s'y jette dessus comme sur un matelas de chair. Qu'importe, tu n'y étais pas que tu disais. Erreur! Tu es ton corps! Sinon autant le donner aux chiens, autant être une chienne. Tu es ton corps! Tu n'es pas une chienne. Mais c'est ainsi que parlent les hommes des femmes qui donnent leur corps: "Quelle chienne!"

Il aurait suffit que tu entendes: Tu es ton corps! pour ne pas qu'on te passes dessus parce que tu n'es pas autrement à te laisser faire, à te laisser passer dessus. Mais non, parce que la société dissocie le corps de l'âme et dévalorise le corps, tu dissocies ton corps de l'âme et dévalorise ton corps qui serait alors comme un corps sans âme.

Aussi tu crois pouvoir me dire ce que tu as fait de ton corps en ajoutant que tu n'y étais pas parce que, peu importe si ton cœur ou ta tête ou ton âme, n'y étaient pas; quand tu es partout où est ton corps et nulle part où il ne se trouverait pas. Si c'est un plaisir c'est un plaisir partagé. Si c'est une souffrance c'est une souffrance partagée. Et ce qui a marqué ton corps a marqué ton âme. Et les habitudes de ton corps sont tes habitudes.

C'est comme celui qui dirait à qui il a giflé: c'est pas moi c'est ma main. A ton tour tu ne peux pas dire: ce n'est pas moi c'est mon corps, tu es ton corps! Ce qu'a fait ton corps tu l'as fait. Ce n'est pas comme une chose indifférente à toi, comment alors pourrais tu rester indifférente à lui. Mourir à son corps c'est mourir à soi parce que tu es ton corps.

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