Elle avait une très belle robe verte mais il eut fallu qu'elle ne soit pas belle pour que je puisse lui dire que sa robe était belle et ce qui n'aurait pu être qu'un compliment fait à une jolie femme qui eut eu alors toutes les raisons de le prendre pour elle serait allé à la robe de son choix, c'est à dire à son choix, la robe, plus qu'à elle.
C'est sans compter qu'une jolie femme peut avoir bon goût ce qui en soit ajoute à son charme, devrais-je dire à ses charmes et revient l'idée de la robe fendue qui laisse entrevoir le fruit défendu, aussi que de son décolleté qui laisse deviner… "Couvrez ce sein, que je ne saurais voir". N'est-il pas de meilleure manière de confondre la beauté du corps à celle de la robe de sorte que l'on ne saurait dire ce que l'on a aimé.
Il faut habiller une femme d'une robe pour apprécier la robe qui suspendue à une perche n'a aucun effet sur nous et la femme doit l'essayer avant de se décider à la porter ce qui donne à la robe une beauté toute relative en cela qu'elle n'a jamais tenue qu'à elle même mais bien plutôt à la femme qui la porte et pour qui elle a été faite.
Aussi il serait plus juste de dire, plutôt que cette robe est belle, qu'on dirait que cette robe a été faite pour vous. De même que l'on peut dire qu'un livre a trouver son lecteur et qu'il n'y aurait pas de bon livre en soi, on pourrait dire qu'il n'y a pas de belle robe sinon de robe qui est trouvée qui peut la porter à son avantage.
La femme a la robe verte je ne voudrais plus la voir habillée autrement, mais la mode est d'un avis contraire et changeant. Qui de moi ou la mode a raison. Le pourquoi de la mode a pourtant ses raisons qui est de nous faire perdre notre raison d'homme devant la toilette des femmes. Il est vrai que je l'ai vue autrement habillée qu'en robe, mais que je ne l'appellerai dorénavant plus que la femme à la robe verte qui serait comme la plus haute distinction qu'elle ait jamais porté.
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