On dira tout ce qui s'était passé dans son temps mais où était-il passé lui tout ce temps personne ne le dira ni ne le saura jamais. Il n'appartiendra pas à la réalité de son temps pourtant il y fut bien présent. On relatera son époque avec tous les composants ou ingrédients retenus comme il pourrait déjà les voir en ligne dans des essais qui auraient pour but de l'éclairer sur la société dans laquelle il vivait, et il pourrait s'étonner d'une telle clairvoyance car jamais les choses ne lui seraient apparues si clairement, il aurait ajouté aussi artificiellement car jamais la lumière du jour ne les aurait autant éclairé ni n'auraient-elles pu (les choses) apparaitre sous une pareille clarté qui devaient être celle des projecteurs de l'histoire, d'une histoire qui n'avait pas été la sienne et qui sait si celle de personne.
Si ce n'était pas comme cela qu'on avait vécu à quoi bon y référer, mais si tout ce qui intéressait la société c'était la société, pas lui, pas les autres non plus, et qu'on en parlait comme si on parlait de lui et des autres de cette société, en laissant croire qu'en parlant de la société on parlait d'eux et de lui, et qu'elle était vivante parce qu'ils étaient vivants alors eux et lui; aussi l'on dirait que c'est ainsi qu'ils avaient vécu eux et lui tout en parlant de la société mais jamais d'eux et de lui parce qu'en réalité il faudrait bien se l'avouer on ne savait rien d'eux ni de lui, de comment ils avaient aimé ou vécu leur solitude et comment ils avaient traversé leur époque parce qu'ils étaient de ceux qui ne laissent pas de traces de leur passage.
Pourquoi alors maintenant on chercherait leurs traces dans le sable de l'histoire comme les archéologues qui pensent pouvoir nous parler de comment on vivait avant à partir des vestiges de l'histoire et c'est vrai que ça l'avait impressionné ces ruines romaines vu il ne saurait dire où mais dans son enfance car il avait bien senti que des gens avaient vécu là avant et il n'aurait su dire non plus quand. Pourquoi plutôt que cette fausse lumière artificielle, de projecteurs de l'histoire, n'en restait-on pas à ce vague qui l'avait saisi enfant, cette impression, ce ressenti, si fort pourtant et qu'aucune connaissance ne saurait rendre. L'intelligence est trompeuse. La vie n'est pas forcément intelligente ni ne se tient à aucun raisonnement ni logique de l'histoire. N'a t-on pas dit qu'elle était absurde? et phénoménologique.
Il était allé cherché à phénoménologie parce qu'il avait eu l'intuition que cela répondrait à ce qu'il avait à dire ou le dirait mieux que lui une simple définition et il avait trouvé ces quelques mots à phénoménologie: "Qui propose un retour aux données de l'expérience avant toute considération théorique; qui se fonde sur la description du vécu; qui privilégie le point de vue du sujet, son histoire personnelle, sa singularité." Parce qu'il trouvait que c'était tout cela qui était noyé dans l'histoire générale qui ne serait alors l'histoire de personne ou toute reconstitution historique qui pouvait tout au plus être une farce amusante, divertissante pour le grand public ou, vu sous un angle plus grave, un artéfact aux mains des pouvoirs d'instruire et de construire une société conforme à leurs vœux les plus secrets ou moins avoués et faisant du quidam qui ils voulaient bien faire.
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