jeudi 16 janvier 2020

Carnet de survie pour homme seul ( à la recherche du bonheur )

La question qui se pose serait : est-il plus facile de trouver le bonheur tout seul que de le trouver à deux ? Ceux qui fuient la solitude pensent trouver le bonheur à deux. Et quand ils pensent l'avoir trouvé se referment sur eux ou sur lui comme pour en interdire l'accès aux autres toujours en quête du bonheur à deux. Tant il est vrai que sont peu nombreux ceux qui pensent trouver le bonheur tout seul. Il n'est pourtant pas plus en l'autre qu'il est en nous ; ou plutôt il est autant en l'autre qu'il est en nous. Alors, si nous devons le chercher quelque part cherchons le d'abord en nous. Il n'est pas sûr que l'autre nous l'apporte. Ne veut-il pas son propre bonheur plutôt que le nôtre ? Ne court t-il pas vers son propre bonheur plutôt que vers le nôtre ? Les êtres libres sont des êtres heureux, c'est-à-dire que leur bonheur ne dépend pas du bonheur de l'autre. L'attachement n'est pas plus la condition du bonheur que de la liberté. Mais l'on ne peut imaginer plus grand bonheur que le bonheur à deux. Comme si le bonheur s'additionnait. Et si le bonheur s'additionnait pourquoi ne voudrait t-on pas alors que la société toute entière (plutôt que de se refermer sur son bonheur), des milliers, des millions, de gens soient heureux ? Ne serait t-on pas là dans un immense bonheur, un bonheur universel ? Quand on dit que le bonheur des uns fait le malheurs des autres. On ne pourrait plus le dire ce qu'on dit dans une société du bonheur à deux, du À Nous Deux. C'est pourquoi je veux mon homme seul heureux. C'est un bon début, un bien meilleur début pour que des milliers, des millions, de gens puissent être heureux. Qu'il travaille à son bonheur. Que chacun travaille à son bonheur. Comme la liberté, selon Spinoza, il est le fruit d'un effort et d'un travail de l'esprit. Cela signifie aussi qu'il ne nous est pas donné ou apporté par l'autre comme sur un plateau.

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