mercredi 23 mai 2018

Une vie improbable

Tu aimerais que la vie parle à tes jours comme elle parle à tes nuits. Tu ne saurais rien. Tu ne t'expliquerais rien. Ce serait pure folie. Ce serait comme dans un rêve où ton corps serait pur esprit qui n'en ferait qu'à sa fantaisie et jamais tu ne connaîtrais l'ennui. Et, à ceux qui te diraient: il faut être réaliste, tu dirais: mais il n'y a pas de réalité. Et à ceux qui te diraient: il faut voir la vie telle qu'elle est, tu dirais: mais elle est telle que je suis. Quelque part, tu ne saurais plus où, gît ta vie, peut-être dans un lit, inerte comme quelqu'un qui s'est endormi. Tandis qu'une beauté à nulle autre pareille te dirait encore: petit bourgeois tu peux dormir tranquille je veille sur ton sommeil. Liberté, liberté chérie, que tu lui répondrais alors, tu révolutionnes mes nuits.

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