mardi 18 août 2026

Les femmes et nous


Je crois pouvoir dire sans risque de beaucoup me tromper et en considération de ma propre personne aussi que de toutes les autres que je connais ou aie pu connaître au cours de ma vie et de mon séjour sur terre qui commence à compter pas mal d'années que la plus grande entreprise des hommes, celle qui leur tient le plus à cœur, c'est la femme, et qui sait, mais je ne peux pas parler en leur nom, si la plus grande entreprise des femmes, celle qui leur tient le plus à cœur, ce n'est pas l'homme.

Et pourtant il me semble, bien que j'aurais dû avant de me prononcer là-dessus faire ce que les universitaires appellent l'étude de la question, que le sujet est très peu et très mal traité socialement parlant. Je n'aurais en tout cas reçu sur lui que ces propos parfois grivois que les hommes peuvent s'échanger sur les femmes et qu'il ne m'intéresse pas ici de rapporter car ils n'iraient ni en l'honneur des uns ni en l'honneur des autres, pas plus qu'ils ne diraient rien qui puissent apporter à la connaissance des uns comme des autres.

C'est qu'ils sont fait de sentiments et de ressentiments, de méconnaissances plus que de connaissances, de préjugés plus que de bons jugements, c'est cependant avec ce peu de bagages intellectuels que l'homme doit entreprendre la femme sur laquelle il continue à faire reposer son bonheur plus que sur toutes autres choses qui viendraient en second. Il n'empêche que sur ces toutes autres choses il est formé comme il l'est à un métier et ce peut être aussi à toutes pratiques contribuant à son loisir ou à son bien être.

On ne rangerait donc la femme dans aucune de ces catégories comme si elle ne méritait pas sa place dans la vie de l'homme. J'ai entendu par exemple parler de la répartition des richesses mais jamais de la répartition des femmes comme si elles ne constituaient pas une richesse pour l'homme. Mais ne dit-on pas d'un homme sans femme: le pauvre homme. Et si je n'avais fait un bref séjour dans le Pacifique, en Nouvelle Calédonie, je n'aurais jamais su qu'en des temps reculés elles, les femmes, faisaient l'objet d'un marchandage et d'échanges entre les tribus comme on peut le faire aujourd'hui de marchandises et en parler comme on parle aujourd'hui en économie de régulation des flux.

Bien sûr, il y a à la télé Le bonheur est dans le pré, et les agences matrimoniales, et certains sites affectés à cet effet, mais ce n'est là que traitement à la petite semelle, et privé non public, l'on n'en fait pas une affaire d'Etat. Les tribus dites primitives si on peut leur en vouloir de la façon dont elles pouvaient considérer les femmes on ne peut pas leur enlever qu'au moins elles les prenaient en considération, en faisait une estimation, en appréciait la valeur et pas seulement économiquement mais socialement, ce en quoi les femmes pouvaient participer au bonheur ou équilibre des hommes de la tribu.

Il est un temps en effet où l'on ne parlait pas tant de bonheur que d'équilibre quand beaucoup d'hommes sans femme aujourd'hui semblent justement avoir perdu leur équilibre, mais si la balance de l'équilibre des paiements est assurée voilà l'Etat, le pays, rassuré. Pourtant une guerre qui, si elle n'est plus tribale reste sans merci, continue à se livrer pour la femme, et il serait plus juste de dire dont la femme serait toujours le butin, que l'on s'étonne alors de la brutalité du ravissement ou des ravisseurs quand on n'a rien fait pour en arranger la pratique serait pure hypocrisie sociale. A retenir il y  a quelques années cet article dans la presse sur le droit de cuissage à la RATP. 

On en serait donc toujours au temps des seigneurs en matière de femmes quand tout autre domaine traité par la société ou civilisation du progrès ne pourrait qu'évoluer, c'est-à-dire de façon civilisée et non sauvage, sans compter que les dits sauvages par la prise en considération, même si mauvaise, qu'ils avaient des femmes, le traitement politique et social et non pas seulement économique qu'ils en faisaient, pourrait les mettre au rang des civilisés et nous les dits civilisés au rang des sauvages.

C'est d'une femme que je tiens que des femmes qui manqueraient de tout seraient à nouveau prêtes à se livrer aux hommes pour une bouchée de pain, ce ne sont pas là des courtisanes mais des femmes du peuple pour qui nécessité fait loi. On croyait, petits bourgeois que nous sommes être rendus au temps de l'amour quand l'amour reçoit son traitement le plus brutal et cela parce qu'il n'est pas pris au sérieux, parce que l'amour ce ne serait pas sérieux, quand il n'y a pas entreprise qui tienne plus à cœur les hommes comme les femmes et contribuerait pour autant le plus à leur bonheur comme à leur équilibre.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire