De la vie que tu as menée
A commencer par la langue que tu as parlée
Par les femmes que tu as aimées
Ta maitrise fut imparfaite
Trop vite gâté par l'oisiveté
Et par le travail malmené
Être mal saisi
A qui la poigne vint à manquer
Mais jamais les outrages épargnés
Tu n'as pas eu l'esprit malin
Mais oui beaucoup de chagrins
Je prierais volontiers pour le salut de ton âme
Si tu n'avais refusé de croire que tu en as une
Ton siècle fut incrédule
Et tu ne t'en ai pas démarqué
A l'instar de ces pauvres créatures
Qui privées de Dieu adulent
Tout ce qu'on met au-dessus d'eux
Et ne vaut guère mieux
Mais avec toi la tâche n'est pas finie
Elle ne fait même que commencer
Tandis que s'achève sans bruit le règne des dieux
Commence à peine celui de l'espèce humaine
Et moi je crois en toi
Pauvre créature
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