mardi 28 avril 2026

La fidélité à l'être


La question n'est pas d'avoir ou de ne pas avoir mais d'être ou de ne pas être, et ce n'est alors pas une question de morale mais existentielle: être ou ne pas être plutôt que d'avoir ou ne pas avoir. C'est ainsi que je fus amené à penser à la fidélité à l'être à laquelle je me trouvais rivé malgré moi et c'est qu'il ne s'agissait pas tant pour moi d'être fidèle comme on dit, et l'on pense moral et que moralement c'est bien, mais tout simplement d'exister; que la fidélité à l'être commence par la fidélité à son être, à son existence, qui n'est jamais seule, et par conséquent à tous les êtres qui sont attachés à son existence.

Si maintenant l'on ramène cela aux femmes parce qu'un homme qui parle de fidélité pense immanquablement à une femme il ne s'agirait pas tant pour l'homme d'avoir ou de ne pas avoir de femme, ce qui fait qu'en en perdant une il chercherait immédiatement et invariablement à en avoir une autre, mais d'être ou de ne pas être avec une femme, de fidélité à l'être. C'est en quoi il m'apparut que l'avoir ne peut pas seulement enrichir l'être mais aussi l'amoindrir ou pire l'empêcher d'être; qu'on ne peut pas dire d'un être qu'il est plus être parce qu'il a plus d'avoir. L'homme demande a être; aussi il ne demande pas a avoir une femme mais a être avec une femme. La fidélité à l'être est donc consubstantielle à l'homme.

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