La femme n'est pas transcendance sinon au mieux descendance; elle ne renvoie pas à Dieu sinon au mieux à la possibilité de l'existence d'un autre pour nous.
En quoi elle double l'illusion initiale Dieu, autre supposée existence d'un être pour nous, par son existence qui n'est pas plus pour nous que pour un autre, mais pour elle, la femme.
Le règne de l'égoïsme n'est pas le règne de l'altruisme, mais le règne de l'égoïsme peut être teinté d'altruisme et cette teinture d'altruisme est le désir de l'autre, pour la femme de l'homme.
D'un homme pour elle, comme l'homme d'une femme pour lui, quand chacun est à chacun, et personne n'est à l'autre ni n'entends réellement l'être, sinon par l'autre assouvir ses désirs.
Il n'empêche, il n'empêche qu'un dépassement de l'être peut être possible, que l'on peut être amené à se transcender pour l'autre, ce qui est dépasser son propre égoïsme, ce moi qui nous tient pour l'autre à qui on tiendrait plus qu'à nous même.
Mais ce n'est pas par le corps que nous sommes appelé ou à ce corps il lui faut un supplément d'âme qui nous rappelle à nous même comme à quelque chose d'autre qu'à un corps, et pas seulement un corps qui nous unirait à la femme de sorte à s'oublier en elle et pas que par le corps.
L'Amour avec un grand A serait transcendance en ce qu'il nous détache de nous même pour nous attacher à l'autre; et combien même nous serions tout égoïsme il est tout altruisme d'où cette période agitée qui est la période conflictuelle entre le moi et l'autre qui nous appelle à lui.
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