Partons (pour se la jouer en fit les œufs) de l'impératif catégorique de Kant: "il faut agir de telle manière que la maxime de notre action puisse être élevée au rang de maxime universelle".
Voilà bien s'il en est une, une généralité. Mais l'homme n'aime pas les généralités et exprime même vis à vis d'elles son exaspération quand il dit: "encore une généralité".
C'est que ce qui définit l'homme c'est sa particularité et que tout ce qui l'en éloigne (ou l'éloigne de lui-même) ce sont les généralités. La raison cependant qui définirait l'homme est une fabrique à généralités.
Tous ceux qui se réclament de la raison se réclament de la généralité mais ne peuvent pas pour autant se réclamer de l'homme sans vouloir le soumettre par l'impérieuse raison aux généralités.
L'homme que l'on voudrait ainsi englober dans une, ou des généralités, échappe par sa particularité, en tant que ses pensées comme ses actions ne se soumettent pas au dictat des généralités, que l'on n'aime encore moins entendre que dire.
C'est par sa singularité, celle de ses actions comme de ses pensées, qu'il se distingue; et sa morale, s'il en a une, comme sa philosophie de la vie, elle ne répond pas à des maximes préétablies.
"La raison du plus fort est toujours la meilleure". Voilà encore une généralité que l'homme ne peut pas aimer entendre, à laquelle en tant qu'homme il résiste comme il résiste aux généralités qui voudraient lui imposer leur dictat, le rendre à la raison.
L'empire de la raison n'est pas meilleur que tout empire contre lequel tout homme qui par essence est libre se bat. Ce même homme qui se défend des généralités, de leur emprise totale et absolue sur lui.
Il vaut mieux n'avoir jamais à s'en remettre à une généralité et je reprendrais cela à mon compte si ce n'était aussi une généralité, c'est-à-dire une affirmation qu'il ne faudrait pas trop généraliser, comme l'impératif catégorique de Kant sujet à réflexion comme toute généralité.
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